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Un nouveau pacte du travail : produire, transmettre, intégrer 

Un nouveau pacte du travail : produire, transmettre, intégrer 

Le débat public français s’enferme depuis trop longtemps dans une opposition stérile : dénoncer “l’assistanat” ou défendre un système social inchangé. Entre ces deux postures, une réalité persiste : notre économie produit un chômage structurel durable, et notre organisation du travail ne parvient plus à intégrer pleinement chacun.

Le problème n’est pas seulement moral ou budgétaire. Il est structurel. Le travail disponible, les compétences requises et les trajectoires de vie ne s’alignent plus. Certains secteurs manquent de main-d’œuvre, tandis que d’autres personnes restent durablement à l’écart. Nous continuons pourtant à raisonner comme si le plein emploi classique était encore la norme.

Il est temps de changer de logique.

Nous devons reconstruire un pacte clair entre l’individu, l’entreprise et la collectivité. Ce pacte repose sur un principe simple : garantir à chacun un revenu et un accompagnement réel, en échange d’un engagement dans une activité utile. Non pas une contrainte punitive, mais une exigence réciproque.

Cela implique de sortir de l’aide passive. Toute personne sans emploi doit se voir proposer un parcours : formation ciblée vers les métiers en tension, reconversion, ou activité d’utilité collective lorsque le marché ne répond pas. Une société ne peut accepter ni l’exclusion durable, ni l’inactivité subie.

Mais ce premier pilier, essentiel, ne suffit pas. Il faut également traiter une faille profonde de notre modèle : l’absence d’organisation de la transmission des compétences.

Aujourd’hui, les jeunes peinent à s’insérer faute d’expérience, tandis que les seniors quittent le monde du travail sans transmettre pleinement leur savoir. Entre les deux, un immense gâchis. Nous avons construit une économie de production, parfois une économie de services, mais nous avons négligé l’économie de la transmission.

C’est pourquoi nous proposons la création de contrats cadets, destinés aux jeunes sortant de formation ou d’apprentissage. Ces contrats constitueraient une phase d’entrée dans l’emploi, sur une durée d’un à trois ans, avec un statut hybride : pleinement intégrés dans l’entreprise, mais encore en phase d’apprentissage structuré. L’objectif n’est pas d’occuper, mais de former dans le réel, au contact des exigences du terrain.

Mais la clé du dispositif réside dans son second pilier : le rôle des seniors.

Plutôt que d’organiser leur sortie progressive du marché du travail, faisons de la fin de carrière une phase de transmission active. Créons de véritables postes de tuteurs, reconnus et valorisés, permettant aux salariés expérimentés d’aménager leur temps de travail pour former, accompagner et transmettre. Il ne s’agit pas de ralentir, mais de transmettre. De faire de l’expérience un levier collectif.

Ce modèle permet de répondre simultanément à plusieurs impasses.

Il facilite l’insertion des jeunes en leur donnant une expérience réelle et progressive.

Il maintient les seniors dans l’emploi en valorisant leur rôle.

Il sécurise les compétences des entreprises, confrontées à des pénuries et à des mutations rapides.

Il recrée surtout un lien entre les générations, aujourd’hui trop souvent opposées ou ignorées.

Ce système doit être exigeant. Les contrats cadets ne doivent pas devenir une main-d’œuvre à bas coût, ni les fonctions de tutorat un affichage. La transmission doit être organisée, évaluée, reconnue. Elle doit devenir une fonction à part entière de l’économie.

Parallèlement, il est indispensable d’orienter notre effort productif vers les secteurs stratégiques. La question n’est pas de rêver à une réindustrialisation totale, mais de maîtriser les domaines où se joue notre souveraineté : technologies de pointe, énergie, santé, numérique — et industrie de défense. Former mieux, orienter mieux, produire là où cela compte : telle doit être la priorité.

Mais aucune stratégie ne tiendra sans un objectif central trop souvent évité : retrouver de la productivité.

Depuis plusieurs années, la France souffre d’un ralentissement de sa productivité. Or, sans gains de productivité, il n’y a ni hausse durable des salaires, ni financement solide de notre modèle social, ni capacité d’investissement dans les secteurs stratégiques.

Retrouver de la productivité ne signifie pas “travailler plus dur”, mais travailler plus efficacement. Cela suppose :

• une meilleure organisation du travail dans les entreprises,

• un investissement massif dans les technologies et l’innovation,

• une montée en compétence réelle de la main-d’œuvre,

• une responsabilisation accrue de chacun dans la création de valeur.

C’est aussi là que la transmission joue un rôle clé : une compétence transmise est une compétence qui ne se perd pas, donc un gain direct de productivité.

Dans cette perspective, le débat sur la réduction uniforme du temps de travail apparaît secondaire. L’enjeu n’est pas de travailler moins à tout prix, mais de travailler mieux, de répartir plus intelligemment l’activité et de créer de la valeur là où elle est décisive.

Enfin, il faut sécuriser les trajectoires professionnelles. Dans une économie mouvante, chacun doit pouvoir évoluer, se former, se reconvertir sans basculer dans l’insécurité. La protection ne doit plus porter uniquement sur le poste, mais sur le parcours.

Ce projet propose un changement de cap.

Passer d’une logique d’assistance à une logique d’engagement.

Passer d’une économie de postes à une économie de compétences.

Passer d’une société de ruptures à une société de transmission.

Refuser à la fois l’abandon et l’illusion.

Et affirmer une idée simple, mais exigeante :

personne ne doit être laissé sans revenu — et personne ne doit être laissé sans rôle.

Deux chantiers complémentaires doivent être ouverts sans attendre.

Le premier concerne l’éducation et la découverte du monde de l’entreprise dès le collège. À partir de la classe de 4ème, il est nécessaire d’introduire de véritables modules d’« économie » adaptés : compréhension du fonctionnement d’une entreprise, des métiers, des chaînes de valeur, des contraintes réelles de production. Cette découverte doit être concrète, avec des immersions régulières, des interventions de professionnels, et une valorisation des filières techniques. Il ne s’agit pas d’orienter précocement, mais de donner des repères réels pour éviter les orientations subies et les désillusions tardives.

Le second chantier est celui de la participation. Une économie moderne ne peut durablement fonctionner en opposant dirigeants et salariés. Il faut renforcer la participation au capital et aux décisions : intéressement, actionnariat salarié, représentation accrue dans les instances de gouvernance. Associer davantage les salariés à la réussite de l’entreprise, c’est améliorer l’engagement, la productivité et la cohésion. C’est aussi reconnaître que la création de valeur est collective.

C’est à cette condition que le travail retrouvera son sens : produire, certes, mais aussi transmettre, intégrer et construire l’avenir.

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