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Quand on ne sait pas de quoi on parle ...

Quand on ne sait pas de quoi on parle ...

Gérald Darmanin affirme être « souverainiste »... Cette déclaration suscite, à juste titre, étonnement, incompréhension et colère. Non pas pour ce qu’elle dit, mais pour ce qu’elle révèle : la confiscation d’un mot lourd de sens par ceux-là mêmes qui ont contribué à le vider de sa substance.

Car le souverainisme n’est ni une posture rhétorique ni un élément de langage. Il repose sur un principe simple et exigeant : la souveraineté du peuple et la primauté du droit national. Or, depuis plus de vingt ans, la droite de gouvernement, à laquelle Gérald Darmanin appartient pleinement, a fait exactement l’inverse.

La rupture fondatrice se situe en 2005. Le peuple français rejette par référendum le projet de Constitution européenne. Trois ans plus tard, le traité de Lisbonne, reprenant l’essentiel du texte rejeté, est ratifié par la voie parlementaire. Ce contournement du suffrage populaire constitue une fracture démocratique majeure. La majorité de la droite vote ce traité. Gérald Darmanin ne l’a jamais contesté. Il n’a jamais dénoncé ce passage en force. Il n’en a jamais tiré de conséquences politiques ou institutionnelles.

Or, sans remise en cause du traité de Lisbonne, le souverainisme est juridiquement impossible. La hiérarchie des normes place le droit européen au-dessus du droit national. Les politiques migratoires, judiciaires, budgétaires ou économiques sont encadrées, parfois verrouillées, par des traités et des jurisprudences supranationales. On peut parler d’autorité, d’ordre ou de fermeté tant que l’on veut, tant que la souveraineté n’est pas restaurée au sommet, ces discours restent limités à l’incantation.

Le parcours de Gérald Darmanin illustre cette contradiction. Ministre de l’Intérieur, puis garde des Sceaux, il n’a cessé d’expliquer les limites de son action… au nom du droit européen et des juridictions supranationales. Il n’a jamais proposé d’en sortir, ni même de les contester. Il s’est inscrit, au contraire, dans une gestion assumée de ces contraintes. C’est une position respectable mais ce n’est pas du souverainisme.

Participer aux gouvernements d’Emmanuel Macron achève de lever toute ambiguïté. Le macronisme est l’héritier direct du moment Lisbonne : européisme assumé, transferts de souveraineté revendiqués, intégration accrue présentée comme horizon indépassable. Gouverner dans ce cadre, c’est l’accepter. S’y maintenir, c’est y consentir. S’y revendiquer souverainiste relève alors de la contradiction pure.

Ce que beaucoup de Français ressentent aujourd’hui n’est pas de la confusion, mais une lassitude profonde. Lassitude face à des mots recyclés, détournés, neutralisés. Lassitude face à une droite qui parle de souveraineté tout en ayant renoncé à ses instruments réels. Lassitude face à une classe politique qui confond stratégie électorale et cohérence intellectuelle.

Le souverainisme n’est pas une étiquette que l’on endosse quand le vent tourne. C’est un choix politique lourd, impliquant des ruptures, des conflits juridiques, parfois institutionnels. Gérald Darmanin n’a jamais emprunté ce chemin. Il n’a jamais payé le prix politique de la souveraineté. Il n’en a jamais assumé les conséquences.

Dès lors, soyons clairs :

ce n’est pas un souverainiste qui aurait déçu, c’est un responsable politique non-souverainiste qui se revendique aujourd’hui d’un mot qu’il n’a jamais incarné.

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