Immigration, nation, histoire : cesser le déni
La France traverse une crise qui n’est ni seulement sociale ni seulement économique, mais historique et civilisationnelle. Elle tient à une rupture de la transmission, à l’affaiblissement de l’école, et à une politique migratoire conduite sans limites claires ni exigence d’assimilation. Ce constat n’a rien d’extrémiste : il est désormais formulé par des intellectuels issus du cœur même de la tradition républicaine.
Alain Finkielkraut n’a cessé de rappeler qu’une nation ne survit pas sans continuité historique. Sans récit partagé, sans mémoire transmise, sans école capable d’enseigner la langue et l’histoire communes, la société se fragmente en groupes juxtaposés. Le refus contemporain de penser l’assimilation a produit non pas plus de liberté, mais plus de séparations.
L’historien Éric Anceau, dans ses travaux récents sur la nation française, montre avec clarté que la France s’est construite dans le temps long : par l’État, par l’école, par l’histoire partagée, par l’intégration progressive de populations diverses autour d’un socle commun. La nation française n’est ni un mythe figé ni une fiction honteuse : elle est une réalité historique patiemment élaborée, que l’on affaiblit chaque fois que l’on nie la nécessité de l’assimilation.
Or l’assimilation ne peut réussir que si l’immigration est strictement régulée et limitée. Faire semblant de l’ignorer relève de l’irresponsabilité. Aucun pays ne peut accueillir durablement au-delà de ses capacités d’intégration sans provoquer la saturation de l’école, la crise du logement, la concurrence sociale et, à terme, la désagrégation civique. Une immigration de masse sans assimilation produit mécaniquement des sociétés parallèles.
Limiter l’immigration n’est pas un rejet de l’autre, mais un choix de cohérence nationale. C’est refuser de transformer l’accueil en promesse mensongère. C’est protéger l’égalité républicaine, qui suppose une langue commune, des lois communes, une culture civique commune. Sans cela, l’État se fragilise et la nation se dissout.
La France doit sortir de la culpabilisation permanente qui l’empêche de se défendre comme nation historique. Défendre la limitation des flux migratoires, l’exigence d’assimilation et la transmission de l’histoire de France n’est pas une nostalgie : c’est une condition de survie collective. Il n’y aura ni paix sociale ni avenir commun sans le courage de nommer les réalités et d’agir en conséquence.
Paul Lenglé
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