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Protection de l'enfance

Protection de l'enfance

Alors que les députés examinent une nouvelle proposition de loi relative à l’intérêt des enfants, l’intention affichée est claire : mieux protéger, agir plus vite, sécuriser les parcours. Dans un système de protection de l’enfance régulièrement dénoncé pour ses défaillances, cette ambition est compréhensible. Lorsqu’un enfant est exposé à des violences, des abus ou des carences graves, le droit doit pouvoir intervenir rapidement, et le placement peut alors constituer une réponse nécessaire et légitime.

Mais une question essentielle reste trop souvent en marge des débats parlementaires : qu’appelle-t-on exactement un “enfant en danger” ? Et surtout, que fait-on lorsque la situation d’un enfant relève moins d’un danger juridiquement caractérisé que d’une précarité sociale profonde ?

Car sur le terrain, le premier facteur de mise en risque n’est pas toujours parental. Il est souvent économique. Paupérisation, isolement, logement instable, absence de solutions de garde, épuisement physique et psychique des parents — notamment dans les familles monoparentales — constituent aujourd’hui un terreau majeur de signalements. Non pas parce que les parents sont maltraitants, mais parce qu’ils sont débordés, fragilisés, privés de ressources suffisantes.

La loi proposée est compréhensible lorsque le placement est la solution logique à une situation jugée juridiquement dangereuse pour l’enfant. Personne ne conteste la nécessité d’agir fermement face à des violences, des abus sexuels, ou des atteintes graves à la sécurité et à la santé d’un mineur. Le problème apparaît lorsque les mêmes outils sont mobilisés face à des situations qui relèvent avant tout de la pauvreté et de l’épuisement social, faute de réponses adaptées en amont.

Dans ces cas-là, la précarité devient un danger implicite. Une carence de moyens est assimilée à une carence éducative. Et l’échec collectif des politiques sociales se transforme en défaillance parentale. Cette confusion produit des décisions lourdes de conséquences : placements évitables, ruptures affectives brutales, sentiment d’injustice durable chez les familles et les enfants.

Le paradoxe est bien connu des professionnels. Lorsqu’un enfant reste dans sa famille, les aides sont fragmentées, conditionnelles, lentes à se mettre en place. Lorsqu’il est placé, la collectivité mobilise immédiatement des moyens importants : rémunération de la famille d’accueil, prise en charge intégrale du logement, de l’alimentation, de la scolarité, parfois des loisirs. Autrement dit, il est parfois plus simple de financer une séparation que de soutenir une famille pour l’éviter.

Cette logique est coûteuse humainement et inefficace à long terme. Elle alimente un système saturé, détourne des ressources de situations de danger réel et peut transformer une mesure de protection en facteur de traumatisme supplémentaire. Surtout, elle repose sur un contresens fondamental : on protège l’enfant en l’éloignant de la pauvreté, plutôt qu’en luttant contre la pauvreté de ses parents.

D’autres pays ont pourtant fait des choix différents. En investissant massivement dans la prévention — aides financières rapides, soutien humain intensif à domicile, accès prioritaire au logement et aux modes de garde — ils ont réduit le recours aux placements tout en améliorant la sécurité des enfants. Leur principe est simple : avant d’évaluer la dangerosité parentale, on agit sur les causes matérielles et sociales de la fragilité familiale. Le placement devient alors ce qu’il devrait toujours être : un ultime recours, temporaire et proportionné.

En France, ce changement de paradigme se heurte à plusieurs blocages.

Reconnaître la pauvreté comme facteur central de risque est politiquement inconfortable. La prévention expose à l’incertitude, là où le placement rassure juridiquement. Les budgets du placement sont sanctuarisés, ceux de l’accompagnement fragiles. À cela s’ajoute une culture ancienne de contrôle des familles populaires, où l’aide reste trop souvent conditionnée à la suspicion.

Protéger réellement les enfants suppose pourtant un choix clair : distinguer fermement le danger de la précarité, et faire du soutien aux familles une priorité avant toute séparation. Cela implique d’investir dans le logement, la garde d’enfants, l’accompagnement humain et les aides financières préventives — au moins à hauteur de ce que coûte un placement.

Renforcer la protection de l’enfance ne peut pas se résumer à mieux organiser l’éloignement des enfants de leur milieu familial. Tant que la pauvreté sera traitée comme une faute parentale plutôt que comme un risque social majeur, les réformes resteront incomplètes. Et les enfants continueront de payer, dans leur chair et leur histoire, le prix de nos renoncements collectifs.

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