Kurdes abandonnés, jihadistes recyclés
Les Kurdes de Syrie ont été les principaux vainqueurs de Daech.
Ils ont libéré Raqqa, combattu l’État islamique au sol, capturé des milliers de jihadistes, dont de nombreux francophones, pendant que beaucoup se contentaient de discours.
Aujourd’hui, ils sont attaqués.
À Damas, le pouvoir en place est dirigé par un chef issu de la mouvance jihadiste, qui mène une offensive contre l’autonomie kurde non au nom de la paix, mais pour écraser une expérience laïque, démocratique et pluraliste. Ce régime n’est pas un rempart contre l’islamisme : il en est une forme autoritaire.
La Turquie porte une lourde responsabilité. Obsédée par la question kurde, elle soutient des groupes islamistes, recycle d’anciens combattants de Daech et détruit les forces mêmes qui avaient vaincu le terrorisme. Chaque attaque contre les Kurdes rouvre la porte au jihadisme.
Les conséquences sont immédiates : libérations et évasions de jihadistes, reconstitution de réseaux clandestins, mise en danger directe de la région et de l’Europe.
Face à cela, l’Occident se tait.
Ce silence est une lâcheté et une trahison.
On ne combat pas le terrorisme islamique en abandonnant ceux qui l’ont vaincu. Soutenir les Kurdes aujourd’hui est un devoir politique, moral et sécuritaire.
Ne rien faire, c’est préparer les violences de demain.
Ce n’est plus de l’aveuglement : c’est de la complaisance.
Le mutisme d’une partie de la gauche radicale face aux crimes du régime iranien est une faillite...