Pour une République irréprochable il faut l’exemplarité des candidats
La crise de confiance démocratique n’est plus une impression, c’est une réalité. Je vois des citoyens douter de l’intégrité de ceux qui les représentent. Ce doute affaiblit nos institutions, nourrit l’abstention et installe l’idée dangereuse que les règles ne sont pas les mêmes pour tous. Face à cela, je défends une conviction claire : l’exemplarité doit devenir une règle, pas une option.
Pour moi, exercer une responsabilité publique n’est pas un droit comme les autres. C’est une délégation de souveraineté. Ceux qui écrivent la loi, gèrent l’argent public et décident au nom de tous doivent présenter des garanties d’intégrité incontestables. C’est pourquoi je considère qu’exiger un casier judiciaire vierge pour se porter candidat relève du bon sens démocratique. Il ne s’agit pas d’exclure pour exclure, mais de protéger la confiance collective.
Je ne nie pas le principe fondamental de réinsertion. Une personne peut évoluer, changer, réparer. Mais je pense aussi que certaines fonctions exigent un niveau d’exemplarité supérieur. Dans de nombreux métiers sensibles, cette exigence existe déjà. Je ne vois pas pourquoi elle serait moins forte pour ceux qui dirigent la chose publique.
Je considère également qu’une candidature pendant une instruction pour des faits graves pose une difficulté démocratique réelle. La présomption d’innocence doit être protégée — j’y suis attaché — mais la protection des institutions l’est aussi. À mes yeux, suspendre une candidature pendant une procédure n’est pas une condamnation : c’est une mesure de prudence pour éviter que le soupçon ne fragilise l’exercice du mandat.
Enfin, je pense que la question de l’inéligibilité doit être traitée avec clarté. Lorsqu’un élu trahit la confiance publique — corruption, détournement, fraude grave — il ne commet pas une faute ordinaire. Il atteint le cœur du pacte démocratique. Dans ces situations, une inéligibilité durable, voire définitive, me semble être une protection de la démocratie plus qu’une simple sanction.
Ma position n’est pas une radicalité morale, c’est une réponse à une crise démocratique profonde. Je n’attends pas des représentants parfaits, mais des règles claires, lisibles et appliquées à tous. Pour moi, l’égalité devant la loi doit aussi signifier l’égalité devant l’exemplarité.
Je crois qu’exiger davantage de ceux qui représentent la République ne restreint pas la démocratie : cela la renforce. La confiance ne se décrète pas, elle se construit par des règles, par la transparence et par la certitude que la responsabilité publique engage davantage que les autres.
Je défends une idée simple : représenter oblige. Nos candidats l'ont toujours.
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