Nouvelle-Calédonie
Depuis plus de trente ans, la Nouvelle-Calédonie vit sous un statut institutionnel unique, pensé comme une transition. Issu d’une histoire douloureuse mais nécessaire, ce cadre devait permettre la réconciliation, le rééquilibrage et l’expression démocratique sur l’avenir du territoire. Ce cycle politique arrive aujourd’hui à son terme. Il impose une clarification.
Trois référendums ont eu lieu. Malgré les contestations politiques, une constante demeure : l’indépendance n’a pas été choisie. Il ne s’agit pas d’ignorer les fractures ni les aspirations divergentes, mais de reconnaître qu’un processus exceptionnel ne peut devenir permanent. Une transition sans fin nourrit l’instabilité.
La Nouvelle-Calédonie a désormais besoin d’un statut lisible, stable et pleinement républicain. Le passage à l’article 74 de la Constitution constitue la voie la plus cohérente.
Ce choix n’est pas un retour en arrière. Il ne signifie ni recentralisation ni négation de l’identité calédonienne. Au contraire, l’article 74 permet une autonomie large, réelle, comparable à celle d’autres collectivités du Pacifique. Il offre des compétences étendues, la capacité d’adapter la norme, et la reconnaissance institutionnelle d’une singularité locale — tout en mettant fin à l’ambiguïté permanente sur la souveraineté.
Sortir du statut d’exception, c’est d’abord restaurer la clarté démocratique. Le maintien indéfini de mécanismes transitoires, en particulier le gel du corps électoral, entretient une tension politique structurelle. Une démocratie durable ne peut reposer sur des règles conçues comme provisoires il y a un quart de siècle.
Le passage à l’article 74 permettrait d’ouvrir une nouvelle étape : celle d’une autonomie assumée dans la France, juridiquement stable, politiquement lisible et économiquement sécurisante. Cette stabilité est essentielle pour l’investissement, pour la reconstruction après les crises récentes et pour la projection stratégique de la France dans le Pacifique.
Ce choix est aussi un choix géopolitique. La Nouvelle-Calédonie n’est pas un territoire périphérique : elle est un point d’ancrage majeur, maritime, minier et stratégique. L’incertitude institutionnelle fragilise la parole française, ralentit les décisions et expose le territoire aux influences extérieures. La clarté statutaire est une condition de la souveraineté.
Enfin, intégrer l’article 74 permettrait de préserver l’esprit des accords historiques — la reconnaissance, le rééquilibrage, le respect des identités — tout en sortant de leur logique transitoire. La fidélité à l’histoire ne consiste pas à figer un compromis, mais à lui donner un débouché durable.
La Nouvelle-Calédonie a besoin d’une perspective. Ni statu quo instable, ni fuite en avant institutionnelle, mais une solution lisible : une autonomie forte, garantie par la Constitution, clairement inscrite dans la République.
Le moment n’est plus à l’ambiguïté. Il est à la clarification.
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