Manifeste pour France sur Mer
L'Appel au Peuple face à la question de la Mer et des Outre-Mer
Rebâtir la puissance nationale par la mer
« Il n’y a de politique que la grandeur. » — Charles de Gaulle
La France a tourné le dos à la mer. Pourtant, c’est par elle que peut renaître sa puissance. Notre pays dispose du deuxième espace maritime mondial, éparpillé sur tous les océans, grâce à ses territoires d’Outre-Mer. Cette géographie unique n’est pas un hasard : elle est le fruit d’une histoire d’exploration, de présence, de courage. Mais ce patrimoine est aujourd’hui sous-exploité, parfois même ignoré.
Dans un monde où les routes maritimes concentrent le commerce, où les ressources des océans sont au cœur des stratégies, et où les rivalités géopolitiques se jouent en haute mer, la France doit redevenir une nation maritime. Non par nostalgie, mais par nécessité.
Ce manifeste est un appel à replacer la mer au cœur du projet national.
I. La mer, horizon stratégique de la Nation
Le XXIe siècle sera maritime ou ne sera pas français.
Alors que d’autres puissances — Chine, États-Unis, Inde, Turquie — bâtissent leur puissance sur la mer, la France reste en retrait. Pourtant, elle possède :
- 11 millions de km² de zones économiques exclusives (ZEE) ;
- des territoires présents sur tous les océans ;
- des compétences industrielles, scientifiques et militaires remarquables.
Il est temps d’assumer cet atout stratégique. France sur Mer, c’est une France souveraine, indépendante, capable de défendre ses intérêts dans la mondialisation.
II. La mer comme levier de développement économique
L’économie maritime n’est pas une spécialité régionale, c’est un pilier de croissance nationale. Lancer un plan de développement de France sur Mer, c’est :
- Réindustrialiser : soutenir les chantiers navals, la construction de navires civils et militaires, et la maintenance portuaire ;
- Investir dans l’innovation : développer les énergies marines renouvelables, les biotechnologies marines, les matériaux du futur issus des océans ;
- Moderniser les ports français pour les hisser au rang de hubs internationaux ;
- Structurer les filières de pêche et d’aquaculture pour garantir notre sécurité alimentaire et soutenir les économies locales.
III. Une politique maritime pour la souveraineté
La mer est aujourd’hui un théâtre de compétition stratégique. La maîtrise de nos espaces maritimes n’est plus une option : c’est une condition de notre liberté d’action.
Une politique maritime forte implique :
- Une Marine nationale renforcée pour surveiller, dissuader, intervenir ;
- Des bases dans chaque zone océanique où la France est présente ;
- Une lutte active contre la pêche illégale et les trafics maritimes ;
- Le développement d’une diplomatie des mers avec nos alliés océaniques.
« Il n’y a point de marine sans autorité, point d’autorité sans présence. » — Armand de Marescot
IV. Un ministère plein et entier pour la Mer et les Outre-Mer
La dispersion des compétences entre ministères affaiblit notre action. Il faut un Ministère de la Mer et des Outre-Mer, de plein exercice, rattaché au Premier ministre, doté :
- d’une autorité de planification ;
- d’un budget dédié à long terme ;
- d’une capacité de coordination interministérielle.
Ce ministère incarnera une volonté durable : penser la France à l’échelle océanique.
V. L’Outre-Mer, pivot de la France sur Mer
Nos territoires ultramarins sont les clés de voûte de notre puissance maritime. Ils doivent devenir des hubs d’innovation, de coopération et de projection.
- Développement massif des infrastructures portuaires et navales ;
- Coopérations régionales dans chaque bassin maritime (Caraïbes, Océan Indien, Pacifique) ;
- Souveraineté numérique par câbles sous-marins et stations orbitales maritimes ;
- Programmes éducatifs et scientifiques ancrés localement.
« Ce qui unit, ce n’est pas la distance, c’est la volonté de se projeter ensemble. » — Gaston Monnerville
VI. Une culture maritime pour tous
Il faut réancrer la mer dans l’imaginaire français :
- Cours obligatoires sur la mer à l’école ;
- Réseau national des lycées et écoles maritimes ;
- Résidences d’artistes et festivals de la mer ;
- Valorisation du patrimoine naval et des savoir-faire marins.
« Une nation qui n’enseigne pas la mer est une nation amputée de son propre rêve. » — Yann Tiersen
VII. Conclusion – L’appel du large
Nous sommes à un moment de bascule. Soit la France reste à quai, spectatrice des mutations du monde. Soit elle remonte sur le pont, relève la tête et prend la mer.
France sur Mer n’est ni une utopie ni un slogan. C’est un projet national. Un projet de travail, de souveraineté, de solidarité, de grandeur. Il exige de l’autorité, de la continuité, du courage. Il demande un peuple qui croit encore à lui-même.
Ce manifeste est une main tendue : à la jeunesse, aux marins, aux territoires, aux rêveurs et aux bâtisseurs. La mer nous attend. Et elle nous appartient.
« La mer unit les peuples bien plus qu’elle ne les sépare. » — Antoine de Saint-Exupéry
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