Manifeste pour la Participation
Pour une souveraineté économique et un bonapartisme social du XXIᵉ siècle
La France traverse une crise qui n’est pas seulement économique ou sociale, mais politique et morale. Le travail est dépossédé, l’entreprise déracinée, la nation affaiblie. Entre un capitalisme financier sans patrie et des idéologies de rupture sans avenir, une voie française existe : la Participation.
La participation n’est pas une option sociale, c’est un principe politique
La participation repose sur une idée simple et révolutionnaire :
ceux qui travaillent doivent participer à la richesse, aux décisions et au destin de l’entreprise. Ni collectivisme, ni ultralibéralisme. Ni lutte des classes, ni soumission du travail au capital.
La participation est la réconciliation : du capital et du travail, de l’ordre et du progrès, de l’efficacité économique et de la justice sociale. C’est le cœur du bonapartisme social, de Napoléon III au général de Gaulle : associer le peuple à la puissance nationale.
Une tradition française, une modernité intacte
Napoléon III comprit avant beaucoup que la question sociale ne se réglerait ni par la charité ni par la révolution, mais par l’association.
De Gaulle affirma que la participation devait être la « troisième voie » française, fondement d’une nouvelle civilisation.
Cette idée n’a pas échoué, elle a été abandonnée.
Aujourd’hui, alors que la mondialisation déracinée fragilise les nations, la participation apparaît non comme un héritage du passé, mais comme une réponse d’avenir.
La participation crée une citoyenneté économique
Participer, ce n’est pas seulement recevoir une prime, c’est être reconnu comme acteur, et non comme simple variable d’ajustement.
La participation implique :
une part dans les résultats,
une voix dans les décisions,
une implication dans la stratégie,
un lien durable entre l’homme, l’entreprise et la nation.
Elle forge une citoyenneté économique, complément naturel de la citoyenneté politique.
Un instrument de patriotisme économique
Une entreprise détenue, gouvernée et vécue par ceux qui y travaillent est :
moins délocalisable, moins prédatrice, plus enracinée, plus responsable.
La participation est une arme pacifique contre la spéculation, un rempart contre les logiques de court terme, un outil de rétention des richesses et des talents sur le sol national.
Elle transforme l’entreprise en communauté de destin, et non en simple centre de profit.
Une condition de la souveraineté nationale
Il n’y a pas de souveraineté politique sans souveraineté économique et il n’y a pas de souveraineté économique sans contrôle national des décisions stratégiques.
La participation permet que les choix essentiels soient pris :
par ceux qui vivent en France,
qui y travaillent,
qui y investissent sur le long terme.
Elle redonne à la nation la maîtrise de son outil productif.
Notre engagement
Nous affirmons que :
la participation doit devenir un pilier structurant du modèle français,
elle doit être encouragée, protégée et étendue,
elle doit concerner la gouvernance, les résultats et la propriété,
elle doit servir l’unité nationale et la puissance économique.
Nous refusons :
la financiarisation sans racines,
la lutte des classes stérile,
l’effacement de l’État stratège,
la soumission de la France aux intérêts apatrides.
Conclusion : une reconquête nationale
La participation n’est pas une utopie sociale, c’est un projet de reconquête.
Reconquête du travail par le travailleur.
Reconquête de l’entreprise par la nation.
Reconquête de l’économie par le politique.
Redonner à la participation sa place, c’est redonner à la France la maîtrise de son destin.
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