Encore une rentrée sans vision
A l’heure de la rentrée scolaire, il convient de se pencher sur les problèmes que rencontrent l’école de la République. Depuis le début de la présidence d’Emmanuel macron les ministres qui se sont succédé n’ont eu qu’un seul mot d’ordre : faire des économies.
Certes, il s’agissait déjà d’une préoccupation des gouvernements et chefs d’État précédents mais nous n’étions jamais arrivés à ce stade.
Cette volonté d’économie est notamment passée par la réforme du lycée et 2019 : fin des filières dans la voie générale, baisse du nombre d’heures dans certaines disciplines, groupes « barrette » pour les cours de langues vivantes etc. Les effets désastreux de cette réforme montre le manque de vision d’un ministère piloté par des administratifs ou des politiques. La réforme du lycée dite aussi réforme « Blanquer » s’est accompagnée d’une néfaste réforme du baccalauréat. Ce dernier a été modifié, remodifié, reremodifié… On en perd le fil. Sans revenir à la formule pré-2019 la réforme a tellement été amendée qu’il n’y a plus de logique globale. N’oublions pas la réforme du lycée professionnel et celle futur du collège déjà réformé en 2014. On a la réformite aiguë au ministère de l’Éducation nationale et la chose n’est pas nouvelle. Sauf que là, seul l’impératif budgétaire semble guidé cette curieuse manie.
Il n’y a donc rien à attendre de nos dirigeants pour l’école, du moins rien de bon.
A défaut d’avoir un projet comme Emmanuel Macron, l’Appel au peuple à une vision pour l’école de la République. Rappelons d’abord que l’école est là afin d’instruire notre jeunesse et de la préparer à assurer deux rôles au sein de notre société : celui de citoyens d’abord et celui de professionnels ensuite.
L’école n’est pas là pour éduquer, même si, dans les faits, les personnels font partiellement de l’éducation car elle est nécessaire pour pouvoir apprendre dans de bonnes conditions. Cette tâche revient essentiellement aux familles tel que l’indique le Code Civil à l’article 371. Il conviendrait donc, pour commencer de renommer le ministère en ministère de l’Instruction Nationale.
Ensuite, il faudrait se montrer logique et cohérent. Si l’on désire sincèrement faire grandir les élèves il faut se montrer exigeant avec eux. Mais au-delà des annonces de Mme la Ministre il faut des propositions concrètes et se donner les moyens de les voir aboutir.
Le baccalauréat est actuellement la seule véritable étape que semblent rencontrer les élèves et il s’agît de celle de fin. Il n’y a pas ou plutôt plus de jalons intermédiaires. Le Diplôme National du Brevet ne sert à rien car il n’est pas un pré-requis indispensable pour accéder au lycée. Il faut recréer de réelles étapes structurants le parcours scolaire. Rendons le DNB nécessaire pour passer au lycée, recréons un Certificat d’Études Primaire qui permettra au élèves d’entrer au collège. Quel intérêt y a-t-il ? Tout simplement les 30 % (environ) d’élèves entrant en 6e sans maîtriser suffisamment la lecture et l’écriture. De manière générale, nous voyons trop d’élèves passer en classe supérieure sans en avoir le niveau. Pourquoi ? Parce que maintenir un élève dans son niveau à un coût. Et ce faisant on l’envoie droit dans le mur, le niveau moyen baisse et l’on s’en étonne sur les plateaux télés… Parions que si nous leur laissons le temps les élèves nous surprendront.
Dans la même veine, il faut, et le plus tôt serait le mieux, cesser de donner aux correcteurs des examens des consignes dites bienveillantes mais qui sont en réalité néfastes sur le long terme tant pour les candidats que pour la société. Ces consignes du type : « Ne prenez pas en compte l’orthographe. » ou « Si le candidat a montré une vague idée même sans définir précisément et sans donner d’exemple valoriser-le quand même. » Cela fait partie des raisons qui accentue la médiocrité. L’idée n’est-elle pas de viser haut tout en restant en adéquation avec leur âge pour les pousser à progresser ? La démocratie ne vaut-elle pas que nos élèves se confrontent un peu à la difficulté pour devenir des citoyens éclairés ?
Il y a encore tellement de chantiers pour une école de qualité. Cassons la réforme Blanquer, redonnons aux classes une vraie raison d’être, revenons au filières, que les élèves puissent penser collectif.
Une société c’est un tout, pas une somme d’individualités. Pour les cours de langues vivantes il suffirait de revenir au système dont l’efficacité a déjà été prouvé : le demi-groupe. D’ailleurs, on le fait toujours pour les cours d’Enseignement Moral et Civique. Dans le lycée général, redistribuons au sein des filières les spécialités créées par la réforme. Rendons obligatoire leur suivi sur la classe de 1ère et de Terminale et cessons dans laisser une sur le côté. Limitons le nombre d’élèves par classe à 24 en collège et 30 en lycée.
Il faut encore réinventer le collège, le collège unique a montré plus de défauts que de qualité en 50 ans d’existence. Revalorisons l’enseignement professionnel, trop encore perçu comme une voie par défaut, synonyme pour certains d’échec alors qu’il n’y a rien de plus faux. Cessons l’obsession du numérique à tout va, loin d’être durable ou bon pour la santé. Bien évidemment, revalorisons les salaires de ces métiers envoie de paupérisation malgré la longueur des études pour y parvenir. Reprenons le flambeau de Louis
Napoléon Bonaparte et mettons un terme à ce fléau des travailleurs pauvres de l’école mais aussi desautres secteurs d’activité.
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