L'Appel au Peuple
Menu icoMenu232White icoCross32White
<
>
  • Manifestes
  • Articles
  • Communiqués
  • Définir le bonapartisme

Ajoutez un logo, un bouton, des réseaux sociaux

Cliquez pour éditer
icoFacebook24Color icoTwitter24Color icoYoutube24Color icoInstagram24Color
  • L'Appel au Peuple
  • L'Appel au Peuple
  • À PROPOS ▴▾
    • L'Appel au Peuple
    • Le Bonapartisme
    • Présentation
  • PROGRAMMES ▴▾
    • Souverainetés pour une France Puissante
    • Souveraineté Nationale
    • Souveraineté Populaire
    • Souveraineté Economique et Agricole
    • Souveraineté Culturelle
  • PRISE DE PAROLE ▴▾
    • Manifestes
    • Articles
    • Communiqués
    • Définir le bonapartisme
  • ACTUALITES ET ÉVÈNEMENTS ▴▾
    • Actualités
    • Calendrier
    • Photos
  • AGIR ▴▾
    • Adhésion
    • Dons
    • Evènements
  • Se connecter
  • L'Appel au Peuple
  • Le Bonapartisme
  • Présentation
  • Souverainetés pour une France Puissante
  • Souveraineté Nationale
  • Souveraineté Populaire
  • Souveraineté Economique et Agricole
  • Souveraineté Culturelle
  • Manifestes
  • Articles
  • Communiqués
  • Définir le bonapartisme
  • Actualités
  • Calendrier
  • Photos
  • Adhésion
  • Dons
  • Evènements
Manifestes Articles Communiqués Définir le bonapartisme
Retour
David SAFORCADA
7 janvier 2026
Mercosur, le mensonge confortable du "on changera après ..."

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Abonnez-vous à notre newsletter
icoCross16Dark

Mercosur, le mensonge confortable du "on changera après ..."

Qu’on l’aime ou non, le fonctionnement de l’union européenne repose sur des règles juridiques contraignantes. Elles ne disparaissent pas à chaque alternance politique, ni à chaque changement de majorité et c’est précisément ce que trop de responsables politiques évitent soigneusement d’expliquer aux Français à propos du traité UE–Mercosur.

Que le président de la République s’appelle Macron, Bardella, Le Pen, Zemmour, Retailleau, ou n’importe quel autre nom demain, une fois le traité ratifié et entré en vigueur, la France sera tenue de l’appliquer. Ce n’est pas une opinion. C’est une obligation juridique découlant des traités européens et du droit international.

Faire croire qu’un futur gouvernement pourrait « corriger », « suspendre » ou « renégocier de l’intérieur » un accord déjà adopté relève au mieux de l’illusion, au pire de la manipulation. Un État membre ne peut pas décider seul de ne plus respecter un traité commercial européen sans s’exposer à des sanctions, à des contentieux, et à une crise politique majeure avec ses partenaires. Modifier un accord international exige l’accord de toutes les parties signataires. Autrement dit c’est long, incertain, et souvent irréaliste.

C’est précisément ce décalage entre les discours et la réalité juridique qui alimente mon exaspération. Je suis las de l’hypocrisie d’une classe politique qui prend les citoyens pour des enfants. On promet de « bloquer », de « renégocier », de « reprendre le contrôle », tout en sachant pertinemment qu’un traité ratifié s’impose juridiquement et ne se défait pas par slogan. Cette duplicité n’est pas une maladresse, c’est une stratégie. Elle permet d’exciter les colères sans jamais assumer les conséquences réelles des choix proposés. À force de mentir sur les règles du jeu, on ne protège ni la souveraineté ni la démocratie, on fabrique du désenchantement, de la méfiance et une colère durable, dont les citoyens paient ensuite le prix.

Le vrai moment démocratique, le seul où le rapport de force est réel, se situe avant la ratification. C’est là que les gouvernements et les parlements peuvent bloquer, exiger des garanties, poser des lignes rouges, ou refuser purement et simplement un texte. Une fois la signature actée, les marges de manœuvre fondent comme neige au soleil.

Pourtant, à mesure que la ratification approche, on voit fleurir des discours martiaux expliquant que « tout pourra être changé plus tard », que « la souveraineté reprendra ses droits », que « rien n’est irréversible ». Ces slogans rassurent, mobilisent, mais ils masquent une réalité juridique beaucoup moins confortable : dans l’Union européenne, un traité ratifié s’impose.

Ce décalage entre le discours politique et la réalité institutionnelle alimente la défiance, la frustration et le sentiment de tromperie. Les citoyens découvrent trop tard que ce qui leur était présenté comme réversible ne l’est pratiquement plus. Ce n’est pas seulement un problème de Mercosur, c’est un problème de sincérité démocratique.

On peut être pour ou contre cet accord. On peut défendre le libre-échange ou la protection des filières agricoles, l’ouverture ou la prudence stratégique. Mais on ne devrait pas entretenir l’idée que les règles disparaissent par magie après une élection. Gouverner dans l’union européenne, c’est accepter un cadre juridique contraignant ou assumer clairement la volonté d’en sortir.

La démocratie gagne à la vérité, pas aux promesses irréalisables. Si un traité est jugé dangereux, c’est avant sa ratification qu’il faut le combattre, pas en faisant croire qu’il sera facile de le détricoter ensuite.

icoFacebook35Color icoTwitter35Color icoLinkedin35Color
icoFacebook35Color icoTwitter35Color icoLinkedin35Color
Consultez également
L'unité nationale avant tout

L'unité nationale avant tout

La diversité est un fait. Elle est même une richesse lorsqu’elle s’inscrit dans un cadre clair :...

David SAFORCADA
12 janvier 2026
Bonapartisme et gaullisme, une voie française : la souveraineté incarnée

Bonapartisme et gaullisme, une voie française : la souveraineté incarnée

haque fois que l’on rapproche bonapartisme et gaullisme, l’indignation surgit chez certains....

12 janvier 2026
L'union des droites, une imposture historique

L'union des droites, une imposture historique

À chaque époque de trouble politique ressurgit la tentation des blocs, des coalitions de peur,...

11 janvier 2026
Cambodge - Thaïlande :  <br />
un conflit qui ne dit pas son nom. 

Cambodge - Thaïlande :
un conflit qui ne dit pas son nom. 

- Préambule.Il y a 6 000 ans, les Khmers et les Môns sont arrivés dans la péninsule...

21 décembre 2025
Pour un féminisme intégral

Pour un féminisme intégral

... dépasser les guerres de chapelles pour la journée contre les violences faites aux femmes...

Elena EUPHRASIE
4 décembre 2025
Le droit de vote ne se délègue pas : il se mérite par la nationalité

Le droit de vote ne se délègue pas : il se mérite par la nationalité

Chaque fois que la question du droit de vote des étrangers ressurgit dans le débat public, elle...

4 décembre 2025
  • Plan du site
  • Licences
  • Mentions légales
  • CGUV
  • Paramétrer les cookies
  • Se connecter
  • Propulsé par AssoConnect, le logiciel des associations Politiques